Improving humanitarian access in hard to reach areas of eastern Democratic Republic of Congo

  • 25/02/2025
  • Global Humanitarian Aid
  • admin
  • Improving humanitarian access in hard to reach areas of eastern Democratic Republic of Congo

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    In North Kivu, in the east of the Democratic Republic of the Congo (DRC), particularly in the Masisi territory, security instability, marked by recurrent clashes between armed groups and government forces, has significantly damaged emergency infrastructure, especially roads. This situation complicates humanitarian access to isolated areas, exacerbates the difficulties faced by local communities, and increases their vulnerability.

    Road rehabilitation, Nyabyondo-Lukweti, September 2024

    To address these challenges, the Humanitarian Aid delegation of HEKS/EPER, present in the DRC since 2019, with financial support from the Directorate-General for European Civil Protection and Humanitarian Aid Operations (DG ECHO), launched an intervention in September 2024 as part of the pilot project focused on road rehabilitation in North Kivu. This intervention, the success story of which is presented below, comes in response to a request from the humanitarian NGO MEDAIR during their humanitarian aid activities in the Masisi and Walikale territories. After several months of work carried out with local labor, the mobility of humanitarian actors and communities has improved significantly.

    Claude, 38 years old, employed by MEDAIR and a regular driver on these routes, shares his experience: for him, these works have radically transformed the situation for local communities and facilitated the work of humanitarian actors. Before the rehabilitation, travel was not only difficult but also dangerous. He testifies: “Before the rehabilitation of these roads by HEKS/EPER, we had to spend nights on the way due to the poor condition of the road. This made our journeys much longer.”

    The Pinga health zone, for example, is emblematic of the challenges faced. Due to the presence of armed groups, movement was restricted, hindering the delivery of humanitarian aid and making access to certain areas impossible. Today, thanks to the rehabilitation of the roads connecting Nyabyondo-Lukweti and Nyabyondo-Loashi, two routes that were previously impassable, journeys have been significantly shortened. Claude continues: “Today, the trip that used to take us a whole day now takes just one to two hours.”

    The impact of this rehabilitation has been significant, facilitating the movement of humanitarian teams providing various forms of assistance (such as healthcare) and enabling a faster and more effective response to urgent needs of the community.

    Road rehabilitation, Nyabyondo-Lukweti, Sept. 2024

    Beyond its impact on humanitarian actors, this initiative has transformed the daily lives of local communities, often isolated due to conflict and the lack of adequate emergency infrastructure. Before the work was carried out, the locals faced considerable difficulties that led to significant agricultural losses. Claude explains: “Before, the harvests would rot because there was no way to transport them. Today, thanks to the rehabilitation, farmers can access their land and sell their products on the markets.”

    This improvement in humanitarian access has strengthened food security and facilitated economic exchanges, allowing populations to better cope with daily challenges.

    Claude on the rehabilitated Nyabyondo-Loashi road, Sept. 2024

    However, needs remain. Claude, satisfied with the results of this rehabilitation, advocates for the project’s activities to be extended to other isolated regions where access for humanitarian workers remains limited: “There are still many regions where roads are impassable, which restricts humanitarian access”

    He also calls for the establishment of local mechanisms to maintain these emergency infrastructures on a long-term basis: “After rehabilitation, it is essential to provide a local team to ensure regular maintenance of the roads.”

    The rehabilitation projects led by HEKS/EPER in North Kivu not only improve emergency infrastructure but also contribute to development by facilitating humanitarian access to remote areas and providing crucial support to the most vulnerable communities. Since 2019, HEKS/EPER has rehabilitated more than 94 km of roads! These initiatives are a driving force for change, strengthening people’s resilience and their ability to overcome challenges.

    Road rehabilitation, Nyabyondo-Loashi, Nov. 2024

    These activities, aimed at facilitating humanitarian actors’ access to North Kivu, are part of the multisectoral emergency response project for the most vulnerable people in eastern DRC, funded by DG ECHO and implemented by HEKS/EPER. This project benefits an estimated population of 235,000 people over a twelve-month period, from June 2024 to May 2025.

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    Améliorer l’accès humanitaire en zones reculées, à l’Est de la République démocratique du Congo

    Au Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), notamment dans le territoire de Masisi, l’instabilité sécuritaire, marquée par des affrontements récurrents entre groupes armés et forces gouvernementales, a considérablement dégradé les infrastructures d’urgence, en particulier les routes. Cette situation complique l’accès humanitaire aux zones isolées et aggrave les difficultés des communautés locales et accroît leur vulnérabilité. 

    Réhabilitation de la route, Nyabyondo-Lukweti sept.2024 

    Pour faire face à ces défis, la délégation d’Aide Humanitaire de HEKS/EPER présente en RDC depuis 2019, avec le soutien financier de la Direction Générale de Protection Civile et Operations d’Aide Humanitaire Européennes (DG ECHO) a lancé en septembre 2024 dernier une intervention dans le cadre du projet pilote axé sur des travaux de réhabilitation des routes à la suite d’un signalement de l’ONG humanitaire MEDAIR dans le Nord Kivu dans les territoires de Masisi et Walikale. Après plusieurs mois de travaux réalisés avec la main-d’œuvre locale, la mobilité des acteurs humanitaires et des communautés s’est considérablement améliorée. Claude, 38 ans, employé par MEDAIR et chauffeur régulier sur ces axes, partage son expérience : pour lui, ces travaux ont radicalement transformé la situation des communautés locales et facilité le travail des acteurs humanitaires.  

    Avant la réhabilitation, les déplacements étaient non seulement difficiles, mais aussi dangereux. Il témoigne : « Avant la réhabilitation de ces routes par HEKS/EPER, nous devions passer des nuits en chemin à cause du mauvais état de la route. Cela rallongeait considérablement nos trajets. » 

    La zone de santé de Pinga, par exemple, est emblématique des défis rencontrés. En raison de la présence de groupes armés, les déplacements étaient limités, entravant l’acheminement de l’aide humanitaire et rendant l’accès humanitaire à certaines zones impossible. Aujourd’hui, grâce à la réhabilitation des routes reliant Nyabyondo-Lukweti et Nyabyondo-Loashi, deux axes auparavant impraticables, les trajets ont considérablement raccourci. Claude poursuit : « Aujourd’hui, ce trajet que nous faisions en une journée, nous le faisons maintenant en une à deux heures. » L’impact de cette réhabilitation a donc été majeur, facilitant les déplacements des équipes humanitaires qui apportent une assistance diverse (santé) et permettant une réponse plus rapide et efficace aux besoins urgents des communautés. 

    Réhabilitation de la route, Nyabyondo-Lukweti sept.2024 

    Outre l’impact sur les acteurs humanitaires, cette initiative a transformé le quotidien des communautés locales, souvent isolées en raison des conflits et de l’absence d’infrastructures d’urgence adéquates. Avant les travaux, les habitants rencontraient des difficultés considérables entraînant des pertes agricoles importantes. Claude explique : « Avant, les récoltes pourrissaient sur place faute de moyens pour les transporter. Aujourd’hui, grâce à la réhabilitation, les agriculteurs peuvent accéder à leurs terres et vendre leurs produits sur les marchés. » 

    Cette amélioration de l’accès humanitaire a renforcé la sécurité alimentaire et facilité les échanges économiques, permettant aux populations de mieux faire face aux défis quotidiens.

    Claude, Axe réhabilité Nyabyondo-Loashi sept.2024 

    Cependant, des besoins subsistent. Claude, satisfait des résultats de cette réhabilitation, plaide pour que les actions du projet soient étendues à d’autres régions isolées, où l’accès des travailleurs humanitaires reste limité : « Il existe encore de nombreuses régions où les routes sont impraticables, ce qui restreint l’accès humanitaire. » 

    Il appelle également à la mise en place de mécanismes locaux pour entretenir durablement ces infrastructures d’urgence : « Après la réhabilitation, il est essentiel de prévoir une équipe locale pour garantir l’entretien régulier des routes. » 

    Les projets de réhabilitation menés par HEKS/EPER au Nord-Kivu ne se limitent pas à améliorer les infrastructures d’urgence : ils contribuent au développement en facilitant l’accès humanitaire aux zones reculées et en apportant un soutien crucial aux communautés les plus vulnérables. A ce jour, depuis 2019, HEKS EPER a réhabilité plus de 94 km de piste ! Ces initiatives représentent un moteur de changement, renforçant la résilience des populations et leur capacité à surmonter les défis.   

    Réhabilitation de la route, Nyabyondo-Loashi nov.2024 

    Ces activités, qui visent à faciliter l’accès des acteurs humanitaires dans le Nord-Kivu, font partie du projet de réponse d’urgence multisectorielle pour les personnes les plus vulnérables à l’est de la RDC, financé par la DG ECHO et mis en œuvre par HEKS/EPER. Ce projet bénéficie à une population estimée à 235 000 personnes sur une période de douze mois, de juin 2024 à mai 2025.