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In Rutshuru territory, road rehabilitation works carried out by HEKS/EPER are initiated following alerts raised by humanitarian NGOs whose access to communities is hindered by the poor condition of the roads. The main objective of this intervention is to remove these obstacles, restore humanitarian access, and enable the organizations that raised the alert to deliver assistance to the populations who truly need it.
To implement these works, HEKS/EPER mobilizes daily workers from nearby villages. Their wages provide important short-term economic support and represent an effective operational means to achieve the central objective: rapidly rehabilitating roads so that humanitarian access can resume.
It is in this context that the story of Amani Adela Bienfait unfolds. Aged 30, father of four, and originally from Swagara village, Kyumba locality, Bishusha grouping, Rutshuru territory in North Kivu, his journey clearly illustrates how a job opportunity as a site supervisor can transform a life and inspire an entire community:
“My life has never been easy. With four children to support and a wife dedicated to household responsibilities, I had to look for work to provide for my family and ensure my children could attend school, as they were often sent home due to lack of school fees.
I work with HEKS/EPER on road rehabilitation activities as a supervisor. I receive a salary that allows me to feed my family, pay my children’s school fees, cover medical expenses, and also invest in agriculture. I have gained dignity and confidence, knowing that my efforts contribute not only to my family’s survival but also to the development of the entire Swagara community. The roads rehabilitated by HEKS/EPER allow residents to access markets more easily, which increases the income of local farmers.
I sincerely thank HEKS/EPER, because the money I have earned helps me expand my agricultural projects and better prepare my family’s future. I am not rich, but I have found something more valuable: my place in my community. My success is not measured in money, but in respect, dignity, and the moral legacy I leave to my children.
Many thanks to HEKS/EPER. I encourage them to return and provide more work opportunities, as this truly contributes to the development of our community in Swagara. Through these road rehabilitation projects, people are able to transport their agricultural products more easily.
The project implemented by HEKS/EPER with funding from DG-ECHO has been a real turning point for us. Thanks to the Cash for Work system, I earn 11 dollars per day. This income has allowed me to cover my essential needs: food, school fees, and healthcare. Women have started small businesses, children have returned to school, and dignity has been restored in the community.”
Today, Bishusha grouping, Kyumba locality, and Swagara village are breathing again. Passable roads, reduced transport costs and commodity prices, economic recovery, and improved security all demonstrate a lasting impact. According to Bienfait, this project did not just rebuild a road – it brought life back to a vulnerable community. “This project gave us hope for life again.”




Dans le territoire de Rutshuru, les réhabilitations routières menées par HEKS/EPER sont déclenchées à la suite d’alertes émises par des ONG humanitaires dont l’accès aux communautés est entravé par la dégradation des routes. L’objectif principal du dispositif est donc de lever ces obstacles, de restaurer l’accès humanitaire et de permettre aux organisations à l’origine de l’alerte de fournir l’assistance aux populations qui en ont réellement besoin.
Pour réaliser ces travaux, HEKS/EPER mobilise des journaliers issus des villages proches. Leur rémunération constitue un soutien économique ponctuel important et représente un moyen opérationnel pour atteindre l’objectif central : réhabiliter rapidement les routes afin de permettre la reprise de l’accès humanitaire.
C’est dans ce contexte que s’inscrit l’histoire d’Amani Adela Bienfait, âgé de 30 ans, père de quatre enfants, originaire du village de Swagara, localité de Kyumba, groupement de Bishusha, territoire de Rutshuru au Nord-Kivu. Son parcours illustre avec justesse comment une opportunité de travail comme encadreur peut transformer une existence et inspirer tout un village:
« Ma vie n’a jamais été facile : avec quatre enfants à ma charge et une épouse dédiée aux tâches du foyer, il m’a fallu chercher un emploi afin d’assurer la subsistance de ma famille et de permettre la scolarisation de mes enfants, qui étaient renvoyés de l’école par manque de moyen.
Je travaille pour HEKS/EPER dans le cadre de la réhabilitation des routes comme encadreur. J’ai reçu un salaire ce qui me permet de nourrir ma famille, payer les frais scolaires de mes enfants et assurer les soins médicaux mais aussi faire l’agriculture, je gagne en dignité et en confiance, car je sais que mon effort contribue non seulement à ma survie familiale, mais aussi au développement de toute la communauté de Swagara. Les routes réhabilitées par HEKS/EPER permettent aux habitants d’accéder plus facilement aux marchés, ce qui augmente les revenus des agriculteurs locaux.
Je remercie sincèrement HEKS/EPER, car l’argent qu’ils m’ont donné m’aide beaucoup à faire avancer mes projets agricoles, et cela va beaucoup m’aider à préparer l’avenir de toute ma famille. Je ne suis pas riche, mais j’ai trouvé quelque chose de plus précieux : ma place dans mon village. Mon succès ne se mesurait pas en argent, mais en respect, en dignité et en héritage moral pour mes enfants.
Grand merci à HEKS/EPER, et je leur demande de revenir encore une autre fois pour nous donner du travail, car cela contribue vraiment au développement de notre communauté à Swagara et aussi avec ce projet de réhabilitation de route, ça permettra à la population d’évacuer leurs produits agricoles.
Le projet porté par HEKS/EPER avec le financement de la DG-ECHO, est arrivé. Ce fut une révolution. Grâce au système de Cash for Work, je gagne 11 dollars par jour. Ce revenu m’avais permis de couvrir mes besoins essentiels : alimentation, frais scolaires, soins de santé. Les femmes ont lancé de petits commerces, des enfants sont retournés à l’école, et la dignité est revenue. »
Aujourd’hui, le groupement de Bishusha, localité de Kyumba, village de Swagara respire à nouveau. Les routes praticables, la baisse des prix de transport, et des marchandises, la relance économique et la sécurité retrouvée témoignent d’un impact durable. Selon Bienfait, ce projet n’a pas seulement reconstruit une route : il a redonné la vie à une communauté plus vulnérable. «Ce projet nous a redonné espoir de la vie ».